"Quand on réveille l’ours l’hiver, il faut le regretter un peu."
— Mélissa Mollen-Dupuis, du mouvement Idle No More, à l’émission Pas de midi sans info, en réponse à la question : “C’est un mouvement qui va continuer après la rencontre avec M. Harper ?”.

(Source : radio-canada.ca)

Crise du logement, problème d’eau contaminée, pauvreté : les yeux des Canadiens se sont, temporairement, tournés vers le Nord. Depuis, Attawapiskat est à nouveau tombée dans l’oubli, mais la situation y reste alarmante.

Des dérivés de méthane sont présents en fortes quantités dans l’eau potable de la réserve, et leur concentration dépasse de beaucoup les normes. Les habitants d’Attawapiskat doivent aller chercher l’eau pour leur consommation dans un point de distribution.

Notre collaborateur a passé deux semaines dans le quotidien de la réserve.

Pour les Inuits du Nunavik, l’avenir pourrait passer par les grands rendez-vous écotouristiques, comme le Festival des neiges de Puvirnituq et la course de traîneaux à chiens Ivakkak. Des moyens de créer des emplois et de célébrer la culture inuite !

Tous les deux ans, en mars, le Festival des neiges de Puvirnituq (photo) attire des festivaliers venus des 14 villages du Nunavik, mais aussi du Nunavut, des Territoires du Nord-Ouest et du Groenland. La population de cette localité (1672 âmes) double pendant cette semaine où les compétences traditionnelles des participants sont mises à l’épreuve : construction d’igloos, fabrication d’outils, chants de gorge, sculptures de glace, courses de traîneaux à chiens. Le Festival a été créé pour renouer avec la culture inuite et pallier la crise identitaire qui fait des ravages chez les jeunes.

En photo : Bain de culture au Nunavik