Vous pensez encore qu’il y a des choses qui n’ont pas de prix? Détrompez-vous.

En novembre 2011, le gouvernement canadien a reçu de la firme Éco Ressources le rapport «Évidences de l’importance socio-économique des ours polaires pour le Canada». Conclusion : il y a pour 6,3 milliards de dollars d’ours polaire au pays.

Comme le Canada abrite environ 15 000 ours blancs, soit les deux tiers du total mondial, on peut en conclure que la valeur d’un ours polaire est d’environ 422 000$ dollars.

Ce montant est calculé en additionnant la valeur directe de la viande et la peau d’un ours (1 731 $ en moyenne), les sommes que sont prêts à dépenser les touristes pour voir un ours, les revenus totaux de la chasse sportive (1,3 million de dollars par année ) et de subsistance (0,6 million de dollars par année), etc.

Voici quelques extraits de ce rapport un brin surréaliste, que l’on peut trouver intégralement en ligne :

Les valeurs actives incluent : la chasse de subsistance et la chasse sportive, l’observation de l’ours blanc en milieu naturel ou dans des zoos, l’utilisation de l’image de l’ours blanc comme emblème ainsi que l’étude des ours blancs à des fins pédagogiques ou scientifiques. Ces valeurs ont été évaluées à l’aide de diverses méthodes économiques telles que le prix du marché pour la chasse sportive et la chasse de subsistance ainsi que les frais de déplacement pour voir la faune sauvage. Seules quelques valeurs susmentionnées ont pu être évaluées sur le plan monétaire. En ce qui concerne la valeur d’existence, aucune étude principale n’a été menée sur l’ours blanc, donc un transfert des avantages a été utilisé pour évaluer cette valeur passive-utilisation. (…)

La valeur de la chasse de subsistance a été évaluée à 0,6 million de dollars, tandis que la chasse sportive représente environ 1,3 million de dollars par année. Les valeurs les plus élevées de la chasse de subsistance et de la chasse sportive se trouvent dans les Territoires du Nord-Ouest et au Nunavut, chiffrées à 543 000 $ et à 923 000 $ respectivement. (…)

Dans le cas de l’observation de l’ours blanc dans son habitat naturel, c’est le Manitoba qui a la valeur la plus élevée, car la ville de Churchill est le lieu le plus important de cette activité au Canada. La valeur de l’observation des ours blancs dans leur habitat naturel à Churchill, au Manitoba, est évaluée à 7,2 millions de dollars par année, dont 2,2 millions représentent le revenu net des entreprises qui organisent des expéditions d’observation. Les derniers 5 millions de dollars sont attribués à des personnes qui voyagent à leur propre compte à Churchill pour observer et photographier les ours blancs. (…)

Certaines valeurs associées aux ours blancs n’ont pas pu être évaluées sur le plan monétaire. La valeur de l’observation de l’ours blanc en captivité (zoos) est difficile à déterminer, car les ours blancs ne forment habituellement qu’une des nombreuses espèces d’animaux vivant dans des zoos. Il est seulement possible de souligner l’importance potentielle de cette valeur. (…)

Les résultats de l’étude seront utilisés pour informer les décideurs publics dans le cadre du processus de prise de décision concernant les espèces en péril.

(Via une piste du Tumblr de Mother Jones)

"Plus qu’un média, Facebook est un extraordinaire réservoir de sentiments et d’émotions. Plus nerveux, plus bref, Twitter va gagner la bataille des leaders d’opinions et de l’humeur, mais Facebook a gagné celle du coeur. Ce n’est pas tant qu’on aime Facebook, mais Facebook nous permet de partager de ce qu’on aime avec ceux qu’on aime.
C’est fort comme modèle d’affaires."
L’économie Facebook en 5 points, un billet de Pierre Duhamel.

Faut-il pleurer Kodak ? Ou encore tenter de sauver ce pionnier de la photographie et les quelque 7000 emplois de son siège social de Rochester, dans l’État de New York ?

La nostalgie est un argument de marketing valable, mais il ne suffit pas toujours à sauver une entreprise en déroute.

Les leçons de Kodak, un billet de Pierre Duhamel.

(Source photo)

  1. Camera: Canon EOS DIGITAL REBEL XTi
  2. Aperture: f/5,6
  3. Exposure: 1/60th
  4. Focal Length: 50mm

“Mama don’t take my Kodachrome away”, chantait Paul Simon. On espère qu’il s’est fait des réserves, parce que Kodak a finalement déclaré faillite, après quelques années d’agonie.

La fin d’une époque, en quelque sorte.